KRS-ONE à l'Elysée-Montmartre le 29 juin 2007

"THE REAL HIP-HOP IS OVER HERE!"


En 20 ans de carrière, c'était la troisième fois que KRS-ONE venait à Paris, "hostest place for Hip-Hop" (dixit). L'Elysée-montmartre avait mis les petits plats dans les grands pour accueillir ce géant qui mériterait aussi bien l'Olympia : gros son, super lumière pour plus d'une heure et quart de pur spectacle à la KRS-ONE. Avec le feeling d'abord, réellement spécifique de ses concerts, des sourires, des familles, les bad boys "checkent" tout le monde, on sent la drague possible ; une vrai ambiance de fête.
Après une bonne première partie très sympa, un vrai cours d'histoire de tout le rap classique repris en coeur par une grande partie du public, très underground et parmi lequel je n'ai vu aucune grande pointure du rap français (quelle honte), la grosse voix de KRS-ONE arrive du back-stage, alors que l'on commençait à ce demander s'il aurait le temps de faire quelque chose sur la scène étant donné le couvre feux existant à l'Elysée-Montmartre. Et l'une des plus grande surprise de cette soirée à été l'autorisation de la direction de la salle de prolonger le concert de plus de vingt minutes, mais il faut dire que KRS-ONE demandait régulièrement s'il pouvait continuer, et l'ambiance tellement bonne.
En effet, trois ou quatre fois au cours du concert, KRS s'est interrompu pour demander au B-Boys et B-Girls présents de monter sur scène, et le maître de cérémonie organisais lui-même une mini "break dance battle" improvisée pendant qu'il exécutait un de ces morceaux. Il a également fait monter sur scène les graffeurs et taggeurs présent pour une grande dédicace de la banderole à son image qui couvrait le fond de scène, il a distribué ces propres tags exécutés au dos d'affiches en "live".
On sentait KRS-ONE très à l'aise, sincèrement heureux, juste un peu frustré par la barrière de la langue : il voulait beaucoup communiquer mais le DJ-traducteur n'était pas vraiment à la hauteur. Côté musical, malgré le peu de temps, on a eu droit à un grand résumé de l'oeuvre du "BlastMaster", de "South Bronx" à "Underground" en passant par "Sound of da police".
Bref, un grand kiff !




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